In dieser Rubrik werden in periodischen Abständen neueste öffentliche Untersuchungen des GfS-Forschungsinstituts publiziert. Unter der Bedingung korrekten Zitierens ist das Verwenden der hier publizierten Resultate erlaubt.
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Analyse des votations fédérales du 28 septembre 1997
Dominique Wisler, Lionel Marquis, Max Bergman
Bilan des votations
Deux objets ont été soumis au vote du peuple suisse le 28 septembre 1997 : larrêté fédéral sur le financement de lassurance chômage et linitiative pour une " Jeunesse sans drogue ", tous deux rejetés. Dans le premier cas, on peut parler dune demi-surprise. Le référendum, demandé par un petit groupe de défense des chômeurs, navait en effet pas bénéficié du soutien des principaux syndicats dans un premier temps. Le vote a dailleurs été très serré, avec 50.8 de votes défavorables. Il sagit du cinquième résultat le plus serré de toute lhistoire des votations en Suisse. Dans le second cas, la défaite de linitiative antidrogues était plus attendue. Le résultat de 70.6 de non est á la mesure du large consensus qui sétait formé derrière la politique de la drogue du Conseil fédéral. Linitiative ne bénéficiait du soutien que de lUDC et de lextrême droite. Malgré une participation très moyenne (40%), le scrutin avait valeur de test pour la politique sociale des autorités et lattention de la part des élites et des médias fut très soutenue. Malgré tout, le niveau de compétence des citoyens suisses á loccasion du scrutin du 28 septembre est resté assez faible - inférieur á la moyenne des dix dernières années. En revanche, les avis sur les objets étaient tranchés. Finalement, les deux objets ont été évalués comme étant relativement importants, particulièrement quant á leurs implications pour le pays.
Arrêté sur le financement de lassurance chômage
Le vote sur larrêté sexplique assez bien par des facteurs liés á lemploi. Les indépendants (58% de oui), les cadres du secteur privé (54%), ainsi que les retraités (59%), ont approuvé larrêté. La plupart des autres catégories socio-professionnelles sy sont opposées : employés du secteur privé (48%), cadres et employés du secteur public (33% et 42%), personnes en formation (42%) ou au foyer et, de la manière la plus franche, les chômeurs (14%). Les catégories sociales précarisées par lemploi ont aussi plutôt rejeté larrêté : le taux dapprobation chez les jeunes de moins de trente ans est de seulement 36%, tandis que celui des femmes est de 39%. En moyenne, les hommes ont accepté larrêté (52% de oui).
Outre les catégories sociales aux emplois précarisés, on note que les cantons romands étaient également clairement opposés á larrêté. Environ un Romand sur trois y était favorable alors que les Alémaniques étaient partagés : un sur deux á voté oui. Comme le taux de chômage au niveau cantonal nest pas directement lié au vote en Suisse alémanique, on peut suggérer que cest limage ou lexpérience quont les régions du chômage qui a été déterminant dans la votation.
La politique a joué un rôle prédominant dans la votation. Peut-être amplifiées par une campagne polarisée, les préférences politiques ont orienté fortement le vote. La gauche a clairement refusé larrêté (29%) alors que la droite la tout aussi clairement accepté (69%). Par ailleurs, le clivage gauche-droite est plus net en Suisse romande quen Suisse alémanique. En effet, le taux de votes favorables en Romandie est de 7% á gauche alors quil grimpe á 74% á droite. Les motifs du rejet de larrêté font ressortir deux choses : on a invoqué á la fois la solidarité nécessaire avec les chômeurs et la mauvaise gestion financière de la Confédération. Chez les partisans, le souci technocratique dassainir les finances fédérales prédomine avec le désir dinciter les chômeurs, étiquetés comme profiteurs, á retrouver du travail. Les arguments des partisans de larrêté ont été plus ciblés et très polarisants ; ceux des opposants ont été plus consensuels et plus convainquants.
Initiative pour une " Jeunesse sans drogue "
Linitiative na pas donné lieu á une polarisation entre les régions suisses ni entre la ville et la campagne. Derrière le rejet assez massif de linitiative se dessinent tout de même deux conflits majeurs. Le premier est dordre politique. Lopposition a été très marquée chez les électeurs qui se situent eux-mêmes á gauche, où seule une personne sur dix a voté oui, alors que chez ceux qui se situent á droite une sur deux la fait. Le centre, lui, a penché nettement dans le camp des opposants de linitiative, une personne sur quatre ayant voté oui. Au niveau des partis gouvernementaux, on observe que les personnes proches du PS ont rejeté quasi unanimement linitiative (3% de votes favorables) alors que les partisans de lUDC ont été les seuls á laccepter, dune courte majorité (53%) cependant. Outre cette composante politique forte, le vote sest articulé autour dun conflit de génération latent. Moins dune personne âgée entre 18 et 29 ans sur dix a accepté linitiative, alors les plus de 60 ans ont été un sur deux á voter oui. Linitiative est parvenue également á mobiliser les personnes qui fréquentent souvent le culte, alors que celles qui ne le fréquentent jamais ont clairement rejeté lobjet. Les sympathisants des partis confessionnels, lesquels recommandaient le non, ont également été nombreux á voter en faveur de linitiative (42% de votes favorables).
Lanalyse des motivations du vote autorise á suggérer que les partisans du oui dénonçaient surtout les distributions de stupéfiants sans pour autant se déclarer favorables á plus de répression. De leur côté, les personnes qui ont rejeté linitiative ont été sensibles aux arguments qui qualifiaient linitiative de trop restrictive, mal adaptée aux problèmes de la toxicomanie et de contre- productive, mais ils ont également manifesté, dune courte majorité, leur accord avec une libéralisation progressive des drogues. Sur lensemble des votant-e-s, les opposants á une libéralisation ont cependant encore un avantage de dix points sur ces derniers. La politique actuelle du Conseil fédéral en matière de drogue savère la seule consensuelle, puisque ni la libéralisation ni la répression ne paraissent capables aujourdhui de dégager des majorités devant le peuple.
La participation
Lintérêt politique général, la participation aux votations antérieures ainsi que la familiarité avec les objets soumis au peuple sont les caractéristiques qui ont permis le mieux dexpliquer la participation électorale. Lâge et la région sont également importants. Dune part, les moins de 40 ans ont tendance á voter en dessous de leur représentation effective. La Suisse romande, dautre part, vote traditionnellement moins que la Suisse alémanique. Comme ce sont surtout les jeunes et les Romands qui se sont opposés au référendum, le vote, très serré, aurait pu basculer aisément contre les intérêts de ces deux groupes sociaux. Le sexe, léducation et le revenu ont eu une influence plus faible, mais néanmoins significative, sur la participation dans cette votation. En revanche, ni les classes sociales, ni la position sur léchelle gauche-droite, ni la religion, ou encore le niveau de confiance dans le gouvernement nont eu dinfluence sur la participation.
Zwei Vorlagen wurden dem Volk am 28. September 1997 zur Abstimmung unterbreitet: der Bundesbeschlusses zur Finanzierung der Arbeitslosenversicherung und die Initiative "Jugend ohne Drogen". Beide wurden vom Souverän verworfen. Im ersten Fall kann von einer eigentlichen _berraschung gesprochen werden, wenn man bedenkt, dass das Referendum eines kleinen Arbeitslosenkomitees anfänglich nicht einmal die Unterstützung der wichtigsten Gewerkschaften fand. Im zweiten Fall war ein Scheitern der Anti-Drogen-Initiative insofern zu erwarten, als dass sich fast alle Parteien und Vereinigungen gegen das Volksbegehren und für eine Weiterführung der eidgenössischen Drogenpolitik ausgesprochen hatten. Trotzdem entwickelte sich die Kampagne von Beginn weg lebhaft und sorgte für grosse Schlagzeilen in der Presse. Obwohl die Stimmbeteiligung nur durchschnittlich ausfiel (40 %), hat sich die Abstimmung als Test für die staatliche Sozialpolitik erwiesen und fand eine grosse Beachtung der politischen Elite und der Medien. Das Kompetenzniveau der Schweizer BürgerInnen anlässlich des Urnengangs vom 28. September war dennoch nicht sehr hoch. Es mangelte eher am Sachwissen zu den Vorlagen, als an Beweggründen für die Stimmabgabe. überdies wurden beide Vorlagen als relative wichtig beurteilt, besonders was ihre Auswirkungen für die Schweiz betreffen.
Bundesbeschlusses zur Finanzierung der Arbeitslosenversicherung
Unter den erklärenden Variablen zum Entscheid über die Finanzierung der Arbeitslosenversicherung, kommt denjenigen Faktoren eine besondere Bedeutung zu, welche eine Beziehung zu den Beschäftigungsverhältnissen aufweisen. Es kann gezeigt werden, dass die selbständig Erwerbenden (58% Ja), die Kader der Privatwirtschaft (54%), sowie die RentnerInnen (59%) der Vorlage zustimmten. Die meisten anderen Berufskategorien haben sich dagegen ausgesprochen: die Angestellten in der Privatwirtschaft (48%), die Kader und Angestellten des öffentlichen Sektors (33% und 42%), die Lehrlinge und HeimarbeiterInnen (42%), und - natürlich - die Erwerbslosen (14%). Zudem haben sich diejenigen Variablen generell als relevant erwiesen, die, wie das Geschlecht oder das Alter, insofern einen Zusammenhang mit der Vorlage aufweisen, als dass sie mit einer Ungewissheit über die Erwerbsaussichten verbunden sind: besonders bei den Frauen (39%) und bei den Jungen unter 30 (36%) hat die Neuregelung der Finanzierung der Arbeitslosenversicherung keine Zustimmung gefunden. Zudem hat die französische Schweiz das Zünglein an der Waage gespielt und das knappe "Nein" gegen den Bundesbeschluss mit herbeigeführt. Dies ist eher ein Zeichen der unterschiedlichen Erfahrungen mit der Arbeitslosigkeit diesseits und jenseits der Sprachgrenze, als ein Resultat der realen Arbeitslosenquote in den Kantonen und Gemeinden. Schliesslich erweist sich das Einkommen nur bei den auf dem Arbeitsmarkt grundsätzlich am wenigsten begünstigten sozialen Gruppen als entscheidend.
Es sind jedoch die politischen Variablen, die auf das Stimmverhalten den grössten Einfluss gehabt haben. Die politischen Präferenzen, welche durch die polarisierte Kampagne möglicherweise noch betont wurden, und sich auf einer rechts-links Skala oder über die Parteianhängerschaft ausdrücken, weisen einen direkten Zusammenhang mit dem Stimmverhalten auf. Die Linke hat den Beschluss klar abgelehnt (29%), während die Rechte (69%) ihm genauso deutlich zustimmte. Dabei zeigt sich der rechts-links Gegensatz deutlicher in der französischen als in der deutschen Schweiz. Befragt nach den Gründen für den Entscheid, wird von den GegnerInnen der Vorlage vor allem das Argument der Solidarität mit den Arbeitslosen und die schlechte Finanzpolitik des Bundes angeführt. Bei den BefürworterInnen überwiegt die Sorge um die Sanierung der Bundesfinanzen, sowie der Wille, die Erwerbslosen zu veranlassen, eine Arbeit zu finden, anstatt vom System zu profitieren. Eine Analyse der Wirkung der Schlüsselargumente der Kampagne zeigt, dass die Begründungen der Linken eine grosse Zustimmung fanden, dass aber die Argumente der Rechten mehr "polarisierten" und wahrscheinlich wirksamer waren.
Initiative für eine Jugend ohne Drogen
Die Initiative führte weder zu einer Polarisierung zwischen den Sprachregionen, noch tat sich ein Graben zwischen Stadt und Land auf. Hinter der ziemlich massiven Ablehnung der Initiative zeichnen sich aber dennoch zwei grössere Konflikte ab. Der erste ist politischer Natur. Zu einer deutlichen Ablehnung kam es bei denjenigen StimmbürgerInnen, die sich als politisch linksstehend bezeichnen: nur eine von zehn Personen stimmte "Ja". Bei denen, welche sich politisch der Rechten zuordnen, sprach sich die Hälfte für die Initiative aus. Die politische Mitte neigte zur Ablehnung der Vorlage: nur eine von vier Personen stimmte "Ja". Was die Regierungsparteien anbelangt, so fällt auf, dass die Personen, die der SP nahestehen, die Initiative fast einstimmig verworfen haben (nur 3 % stimmten ihr zu), während allein die Anhängerschaft der SVP dem Volksbegehren zustimmte, wenn auch nur mit einer knappen Mehrheit von 53 %. Nebst dieser starken politischen Komponente machte die Abstimmung einen latenten Generationenkonflikt sichtbar. Weniger als eine von zehn Personen im Alter zwischen 18 und 29 Jahren hat dem Volksbegehren zugestimmt; aber bei den über 60jährigen legte jeder zweite ein "Ja" in die Urne. Weiter vermochte die Initiative auch regelmässige KirchgängerInnen zu mobilisieren, während die StimmbürgerInnen, die die Messe nie besuchen, die Vorlage klar ablehnten. Die SympathisantInnen der konfessionellen Parteien, welche die "Nein"-Parole herausgaben, haben ebenfalls zahlreich für die Initiative gestimmt (42 % "Ja"-Stimmen).
Die Analyse der Begründungen für das Stimmverhalten legt den Schluss nahe, dass sich die BefürworterInnen der Vorlage vor allem an der Drogenabgabe stossen, ohne sich jedoch für mehr Repression auszusprechen. Die GegnerInnen der Initiative stimmten den Argumenten zu, welche die Vorlage als zu restriktiv, dem Problem der Drogensucht wenig angepasst und kontraproduktiv bezeichneten. Sie sprachen sich aber auch mit knapper Mehrheit für eine weitere Liberalisierung der Drogen aus. Betrachtet man aber die Gesamtheit der Abstimmenden, so weisen die GegnerInnen einer Liberalisierung noch einen Vorsprung von 11 % auf. Damit erweist sich die aktuelle Drogenpolitik des Bundesrates allein als konsensfähig, da weder eine Liberalisierung noch eine strikte Repressionspolitik fähig scheinen, eine Mehrheit im Volk zu finden.
Die Stimmbeteiligung
Ein generelles Interesse für Politik, die Teilnahme an vorhergehenden Abstimmungen und eine Vertrautheit mit der Materie sind die Merkmale, die die Wahlbeteiligung am besten erklären. Alter und Sprachregion erweisen sich auch als wichtig. Bei den unter 40jährigen ist die Wahlbeteiligung tendenziell tiefer, als es der tatsächlichen Repräsentation dieser Gruppe in der Bevölkerung entspricht. Auch die WestschweizerInnen gehen traditionell weniger häufig abstimmen, als die Bevölkerung in der Deutschschweiz. Da es vor allem die Jungen und die StimmbürgerInnen der Romandie waren, die gegen das Referendum (das äusserst knapp abgelehnt wurde) votierten, hätte der Urnenentscheid leicht gegen die Interessen dieser Gruppen ausfallen können. Geschlecht, Ausbildung und Einkommen hatten einen geringeren, aber dennoch signifikanten Einfluss auf die Stimmbeteiligung bei diesem Urnengang. Als bedeutungslos für die Stimmbeteiligung erwiesen sich hingegen die soziale Position, die Einordnung auf der rechts-links Skala, die Religion oder das Vertrauen in den Bundesrat.
La méthodologie
La présente analyse repose sur une enquête réalisée durant les trois premières semaines suivant les votations par l'Institut de recherche GfS. L'échantillonnage correspondait á la norme des analyses Vox. 1001 citoyen-ne-s ont été interviewés selon un procédé combiné random/quotas des localités et des personnes, garantissant une représentation adéquate des sexes, des groupes d'âge, des professions, des types d'agglomérations et des régions linguistiques. 716 interviews ont été réalisés en Suisse alémanique, 236 en Suisse romande et 49 en Suisse italienne.
Avec une sélection au hasard, limportance de cet échantillonnage donne une marge de confiance de +/- 3 %. En dautres termes, un taux statistique de 50 % se situe à 95 % de vraisemblance entre 47 et 53 %.
Lanalyse des données a été réalisée au moyen du programme de statistique SPSS. Linterprétation des corrélations bivariales repose sur le coefficient du V de Cramer qui mesure la force de la corrélation entre deux variables. On obtient la valeur 1 lorsque la concordance est totale et la valeur 0 lorsquelle est inexistante. Des valeurs inférieures à 0.15 indiquent une très faible corrélation. Le V de Cramer nest indiqué dans les tableaux que lorsque la vraisemblance derreur (signification) atteint au maximum 0.05. Dans ce cas-là la corrélation est assurée à 95 %. Lorsque le risque derreur est supérieur à 0.05, la mention n.s. signifie que le coefficient est non significatif. En plus du V de Cramer utilisés dans les analyses VOX, nous donnons le coefficient qui convient au statut de la variable indépendante, comme indiqué dans la note 11. La procédure de la régression logistique a été employée pour mesurer linfluence de variables indépendantes sur des variables dépendantes dichotomiques. Dans ces cas, le pourcentage de cas effectivement prédits par léquation ou le pseudo R2 a été indiqué comme mesure de validité des modèles.

Die Stagnation der bilateralen Verhandlungen um die Jahreswende 1997/98 hat in der Bevölkerung das Verständnis für die Zusammenhänge beim Vertragsabschluss ansteigen lassen. Das jüngste "Europa-Barometer Schweiz" zeigt eine wachsende Zustimmung zu Kompromissen bei der Transitfrage und eine verstärkte Tendenz, einem Vertragsabschluss in der Volksabstimmung zuzustimmen. Im Januar 1998 hätten 64 Prozent bestimmt oder eher "Ja" und 18 Prozent ausdrücklich "Nein" gesagt, wären sie zu einer Abstimmung über das Gesamtpaket der bilateralen Verträge aufgerufen gewesen.
Die vermehrten Beschäftigung der StimmbürgerInnen mit der Materie hat nach einer vorübergehenden Verunsicherung die Zustimmung zu einem bilateralen Vertrag anwachsen lassen. Seit Oktober 1997 sind 6 Prozent mehr für eine Ja und 3 Prozent weniger für ein Nein. Erstmals sind auch alle untersuchten Bevölkerungsteile mehrheitlich für einen Vertragsabschluss. Dies gilt neuerdings für die SVP, wo die Zustimmung von 48 auf 53 Prozent zugenommen hat. In diesem Lager wächst aber auch die ausdrückliche Ablehnung wieder an. Klar ist die Befürwortung der Bilateralen an der Basis der SPS (71 % Ja) und der FDP (70 %), mehrheitlich bei der Anhängerschaft der CVP (59%). Die Schweizer Bevölkerung hat anfangs 98 realisiert, dass der Abschluss der von der Schweiz verlangten bilateralen Verhandlungen nicht gesichert ist. Sie wünscht aber weiterhin mehrheitlich, über diesen Weg eine Normalisierung der Beziehungen zur EU herstellen zu können. Dieser Wunsch hat vor allem bei der Transitfrage zu einem Umdenken geführt. Nur noch 32 Prozent (-14%) lehnen jegliche Kompromisse bei der Zulassung von 40-Tonnen-Lastwagen ab. 62 Prozent (+ 8%) sind auf der Position, diese zuzulassen, sie aber mit einer speziellen Gebühr zu belasten. Eine Abkoppelung des Verkehrsdossiers vom Paket der Bilateralen befürwortet gerade eine Viertel der Bevölkerung. Noch geringer ist mit 13 Prozent die Unterstützung für ein Scheiternlassen der Verhandlungen, verbunden mit einem bewusst angestrebten Alleingang. Knapp minderheitlich vertreten wird die Position, die bilateralen Verhandlungen müssten durch eine Aktivierung des EU-Beitrittsgesuches ergänzt werden. Wenn sich auch in der Beitrittsfrage namentlich bei den jüngeren BürgerInnnen mehrheitlich eine Enttabuisierung des Themas abzeichnet, ist doch eine Zustimmung in einer Abstimmung wegen des Ständemehrs unwahrscheinlich. Die europafreundlicheren Haltungen zu Beitrittsfragen sind auch eher oberflächliche Bekundungen. Mit dem Auftreten der konfliktreichen Fragen kann sich die Zustimmung rasch ändern. Für den Moment wirkt vor allem die Einführung des Euro bedrohlich. 58 Prozent stehen der Einheitswährung skeptisch gegenüber, und nur 24 Prozent verbinden damit vor allem Hoffnungen. Das "Europa-Barometer Schweiz" wird vierteljährlich vom GfS-Forschungsinstitut bei 700 Stimmberechtigten durchgeführt. Im Kern haben wir die bewährten Fragestellungen konstant gehalten, sodass Trends zuverlässig analysiert werden können. Die jüngste Erhebung erfolgte vom 19. Januar bis zum 6. Februar 1998.

Das Sorgen-Barometer des GfS-Forschungsinstitutes im Auftrag der CREDIT SUISSE macht es deutlich: Noch immer stehen die Schweizerinnen und Schweizer unter dem Eindruck der langjährigen Rezession. Daran scheinen auch die verbesserten Wirtschaftsaussichten nichts zu ändern. Wie bereits im Vorjahr dominieren die drei grossen sozialpolitischen Probleme - Arbeitslosigkeit, Gesundheitswesen und AHV. Dagegen haben Themen wie Umweltschutz und Drogen weiter an Bedeutung verloren.
Nach sieben langen Jahren der Rezession erscheint am Schweizer Konjunkturhorizont so etwas wie Morgenröte. Für das kommende Jahr ist erstmals wieder ein leichtes Wirtschaftswachstum angesagt. Dennoch hatten die SchweizerInnen in den vergangenen zwölf Monaten manche Bewährungsprobe zu bestehen. In bisher unerreichte Höhen jagte das Fusions- und Übernahmefieber und brachte weitere ehrwürdige Namen der Schweizer Firmengeschichte zum Verschwinden.
Die steigenden Krankenkassenprämien und die Zukunft der Sozialversicherungen dominierten einmal mehr die öffentliche Debatte, ebenso der Dauerbrenner öffentliche Verschuldung. In der Aussenpolitik verhinderte das umstrittene Verkehrsdossier den langersehnten Abschluss der bilateralen Verhandlungen mit der EU. Obendrein erschien die Rolle der Schweiz im Zweiten Weltkrieg in immer grellerem Licht und brachte sie international zusehends unter Druck. Wen erstaunt es, dass in solch turbulenten Zeiten die Sicherung der Arbeitsplätze und der Sozialwerke ganz oben im Schweizer Sorgenbarometer* anzutreffen sind? Die Arbeitslosigkeit, welche schon seit Jahren die höchsten Nennungen erzielt, konnte ihre Spitzenposition gegenüber dem Vorjahr sogar um 7% ausbauen. Verständlicherweise stösst das Thema in der krisengeschüttelten Romandie auf besonders grosses Echo. Die Gesundheitsproblematik, klare Nummer 2 des Sorgenbarometers, hat ebenfalls an Brisanz gewonnen. Seit der ersten Erhebung im Jahre 1993 ist das Thema konstant im Vormarsch. Die steigenden Gesundheitskosten sorgen vor allem in der Romandie und im Tessin für Aufregung. Die AHV (Rang 3) findet ebenfalls in diesen Regionen einen besonderen Widerhall, interessanterweise aber auch bei den oberen Einkommensschichten. Hinter diesen drei Spitzenreitern findet sich mit den Drogen auf Rang 6 ein weiteres sozialpolitisches Thema, welches aber seit 1994 dramatisch an Wichtigkeit verloren hat: Die Polemik ist hier einem sachlicheren Diskurs gewichen. Zwei weitere Themen mit sozialpolitischem Hintergrund, die neue Armut (Platz 10) und die soziale Sicherheit (Platz 12), haben ebenfalls an Boden verloren. Diese generellen Fragestellungen wurden offenbar von den drei zentralen Problemen der Sozialpolitik - der Arbeitslosigkeit, der Gesundheit und der AHV - zurückgedrängt.
Neben der Sozialpolitik sind die Beziehungen zum Ausland oder zu den AusländerInnen von brennender Aktualität. Nach einem grossen Einbruch konnte die Europafrage wieder 5% zulegen und den 4. Rang behaupten. Traditionsgemäss findet man eine überdurchschnittliche Sensibilisierung in der Romandie, im Gegensatz zum Tessin, wo das Thema erst an 7. Stelle kommt. Neben den Romands bekunden auch Leute mit hoher Bildung, einem hohen Einkommen oder einem starken politischen Engagement ein spezielles Interesse an der Europafrage. Die Flüchtlingsproblematik - von Rang 6 auf Rang 5 vorgerückt - ist dagegen vor allem für die Arbeiter, die Gewerbetreibenden und die Älteren von Bedeutung. Praktisch gleichgeblieben ist das Interesse an der Ausländerfrage (Rang 8).
Ein dritter grosser Block sind die wirtschaftlichen Probleme. Angeführt werden sie von den Bundesfinanzen (Rang 7), welche vor allem im rechten politischen Lager und bei den Spitzen der Privatwirtschaft Sorgenfalten bewirken. Ein besonderes Augenmerk gilt auch der allgemeinen Wirtschaftslage unseres Landes (Rang 9). Die Themen Inflation (Rang 15) und Landwirtschaft (Rang 17) haben dagegen weiter an Gewicht verloren. Zum erstenmal wurde 1996 die Globalisierung berücksichtigt. Mit 9% (Rang 16) hat sie bereits eine gewisse Resonanz erreicht. Das Thema dürfte in Zukunft noch an Bedeutung gewinnen.
Hinter den Blöcken Sozialpolitik, Aussenbeziehungen und Wirtschaft folgt eine bunte Gruppe ökologischer, sicherheitspolitischer und historischer Themen. Eine dramatische Entwicklung hat die Umweltfrage vollzogen: 1988 noch mit 74% ein Spitzenreiter des Sorgenbarometers, belegt sie mit 19% nunmehr Rang 11. Ähnlich erging es den anderen Leitthemen der achtziger Jahre wie Friedenssicherung oder Gleichstellung der Geschlechter. Auch die derzeit vieldiskutierte Rolle der Schweiz im Zweiten Weltkrieg scheint letztlich eher ein Thema für die Hochkonjunktur. Wie anders liesse sich erklären, dass trotz andauernder Medienpräsenz die Frage erst an 20. Stelle kommt? Veränderungen gab es auch bei den brennenden Fragen der neunziger Jahre. Hiessen die Schlager der öffentlichen Debatte zu Beginn der Krise noch «innere Sicherheit», «Drogen» und «Ausländer», so fand seit 1995 allmählich eine Verlagerung zu den anderen sozial- und wirtschaftspolitischen Themen statt. Und was wird in Zukunft die Schweiz bewegen? Schwer zu sagen. Vieles, um nicht zu sagen alles, hängt vom sehnlichst erwarteten Aufschwung ab.
Erschienen im
CS-Bulletin, 1/1998.


Ergebnisse des
Parteienbarometers
vom Oktober 1997
Nach den Wahlen in den Kantonen Neuenburg und Genf stellen wir für die Romandie denselben Trend fest, wie bei den kantonalen Proporzwahlen in den städtischen Agglomerationen der Deutschschweiz: Gewinne der links-grünen Parteien zulasten der bürgerlichen Mitte (CVP und FDP). Gemäss dem neuesten GfS-Parteienbarometer liegen gesamtschweizerisch die CVP und die SVP nun gemessen an der WählerInnenstärke gleichauf, wobei die Bewährungsprobe für die SVP in den Kantonen Bern und Zürich noch ausstehend ist.
von
Andreas Rickenbacher, Projektleiter und
Claude Longchamp, Abteilungsleiter
(GfS-Forschungsinstitut, Abteilung "Politik und Staat"
gfsbe@swissonline.ch)
Seit dem letzten GfS-Parteienbarometer im Frühjahr 1997 fanden in der Romandie in weiteren zwei Kantonen Proporz-Wahlen statt:
Seit den jüngsten Nationalratswahlen konnten aufgrund verschiedener kantonaler Wahlen in der Deutschschweiz drei generelle Trends ausgemacht werden:
Es zeigt sich nun, dass die Wahlen in der Romandie am ehesten diesem letzten Trend aus den städtischen Agglomerationen der Deutschschweiz folgen.
Gesamtschweizerisch von Interesse ist vor allem das Verhältnis zwischen der CVP und der SVP:
Im neuesten GfS-Parteienbarometer sind die CVP und die SVP mit je 16.2% gleichauf. Es gehen dabei die Resultate in die Analyse ein, welche durch die elf kantonalen Proporzwahlen seit den Nationalratswahlen 1995 zustandegekommen sind. Dabei muss beachtet werden, dass die CVP wesentlich mehr zu verteidigen hatte als die SVP. Dies namentlich in der Romandie (Freiburg, Neuenburg, Wallis und Genf) und der Innerschweiz (Uri, Schwyz). Mehr als ein Zwischenstand stellt das aktuelle GfS-Parteienbarometer aus diesem Grund nicht dar.
Kasten zur Methode des GfS-Parteienbarometers
Das Parteienbarometer des GfS-Forschungsinstituts geht von folgender Methode aus: Bei gesamtschweizerischen Wahlen (Nationalrat) wird die Parteistärke jeweils neu bestimmt. Massgeblich sind dabei die Prozentzahlen der Wählerstärken und nicht die Sitze. Die Verschiebungen in der Wählerstärke bei den kantonalen Wahlen mit Proporzwahlrecht innert 4 Jahren geben die Richtung und das Mass der Entwicklung an, wie sich die Parteien verändern. Da eine Verschiebung von einem Prozent im Kanton Zürich resp. im Kanton Jura gesamtschweizerisch nicht dasselbe bedeuten, werden die Veränderungen bei kantonalen Wahlen aufgrund der Einwohnerstärke der Kantone gewichtet hochgerechnet.
Die Erfahrungen bei früheren Wahlen lehrt, dass diese Methode die zuverlässigste ist, um Trends im schweizerischen Parteiensystem zu analysieren. Die einzige Schwierigkeit ist, dass spezifische Wirkungen aufgrund des Wahlkampfes jeweils nicht im voraus bestimmt werden können. Der vorliegende Parteienbaromter des GfS-Forschungsinstituts wurde bis zum 13. Oktober 1997 nachgeführt.
Bei Rückfragen:
Autoren des GfS-Parteienbarometers:
Andreas Rickenbacher, Claude Longchamp
GfS-Forschungsinstitut, Büro Bern; Tel. 031/311 08 06, Fax 031/311 08 19, gfsbe@swissonline.ch
Parteienbarometer vom 13. Oktober 1997 (Parteienstärke)
(Bis und mit Wahlen im Kanton Genf)
NRW 95 (als Ausgangslage) Parteistärke im Oktober 97
| SPS | 21.8 |
22.9% |
(+1.1) |
(22.9241) |
++ |
|
| FDP | 20.2 |
20.0% |
(- 0.2) |
(20.0181) |
- |
|
| CVP | 17.0 |
16.2% |
(- 0.8) |
(16.2348) |
- - |
|
| SVP | 14.9 |
16.2% |
(+1.3) |
(16.1672) |
++ |
|
| Grüne | 5.0 |
5.0% |
( 0 ) |
(4.9503) |
0 |
|
| FPS | 4.0 |
3.1% |
(- 0.9) |
(3.1073) |
- - |
|
| SD | 3.1 |
3.2% |
(+0.1) |
(3.2042) |
+ |
|
| LPS | 2.7 |
2.3% |
(- 0.4) |
(2.2761) |
- |
|
| LDU | 1.8 |
1.5% |
(- 0.3) |
(1.4699) |
- |
|
| EVP | 1.8 |
1.8% |
(-) |
(1.7938) |
0 |
|
| PDA | 1.2 |
1.2% |
( 0 ) |
(1.1593) |
0 |
|
| EDU | 1.1 |
1.2% |
(+0.1) |
(1.1666) |
+ |
|
| Lega | 1.1 |
1.1% |
(-) |
keine Testwahl |
0 |
|
| FraP | 0.4 |
0.4% |
(-) |
keine Testwahl |
0 |
|
| übrige | 3.9 |
3.9% |
( 0 ) |
0 |
++ = Gewinne über 0.5%
+ = Gewinne zwischen 0% und 0.5%
0 = Weder Gewinn noch Verlust
- = Verluste zwischen - 0% und - 0.5%
-- = Verluste über - 0.5%
Gewinner und Verlierer
| Partei: | NRW 95 |
Verluste /Gewinne: |
neue Partei- stärke: |
| Gewinner: | |||
| SVP | 14.9% |
+1.3% |
16.2% |
| SPS | 21.8% |
+1.1% |
22.9% |
| SD | 3.1% |
+0.1% |
3.2% |
| EDU | 1.1% |
+0.1% |
1.2% |
| Stabilität: | |||
| Grüne | 5.0% |
(+/-) |
5.0% |
| EVP | 1.8% |
(+/-) |
1.8% |
| PdA | 1.2% |
(+/-) |
1.2% |
| Verlierer: | |||
| FDP | 20.2% |
- 0.2% |
20.0% |
| LdU | 1.8% |
- 0.3% |
1.5% |
| LPS | 2.7% |
- 0.4% |
2.3% |
| CVP | 17.0% |
- 0.8% |
16.2% |
| FPS | 4.0% |
- 0.9% |
3.1% |
| Keine Test- wahlen für: |
|||
| LEGA | 1.1% |
1.1% |
|
| FraP | 0.4% |
0.4% |
|
| übrige | 3.9% |
(+/-) |
3.9% |
Quelle: GfS-Parteienbarometer 10/97

Quelle: GfS-Parteienbarometer 10/97

Quelle: GfS-Parteienbarometer 10/97
Dokumentation kantonaler Wahlen ab November 1995
Februar 96: Grossratswahlen Kanton St. Gallen
| CVP | 37.7% |
(- 3.9%) |
LDU | 3.0% |
( -2.2%) |
|
| FDP | 23.6% |
(- 0.2%) |
Grüne | 2.1% |
( -0.9%) |
|
| SP | 15.2% |
(+0.7%) |
EVP | 1.8% |
( +0.1%) |
|
| SVP | 9.8% |
(+9.8%) |
SD | 0.3% |
( -0.4 %) |
|
| FPS | 6.6% |
(- 5.1%) |
übrige: | 3.7% |
() |
Mai 96: Parlamentswahlen Kanton Uri
z.T. Majorzgemeinden, z.T. Proporzgemeinden
April 96: Parlamentswahlen Kanton Schwyz
| CVP | 0.4 |
(- 3.2%) |
SVP | 14.0% |
(+5.1%) |
|
| FDP | 0.3 |
(- 1.0%) |
FPS | 0.9% |
(+0.9%) |
|
| SP | 0.2 |
(+2.3%) |
G | 0 |
(- 4.3%) |
|
| übrige: | 0.0 |
() |
20. Mai 1996: Regierungsratswahlen Kanton Schwyz (2. Wahlgang)
Gewählt: Camenzind FDP (15 286); Wyrsch SP (15 087); Inderbitzin CVP (13 713); Kälin CVP wild (13 162), Huwyler FDP (12 634); Zibung CVP (10 834).
Bereits im ersten Wahlgang gewählt: Franz Marty CVP
Damit unveränderte Zauberformel: 4 CVP, 2 FDP, 1 SP (aber: Kälin könnte aus CVP austreten).
21. April 1996: Grossratswahlen im Kanton Thurgau
| CVP | 18.4% |
(- 1.0%) |
| FDP | 18.7% |
(+1.8%) |
| SVP | 26.1% |
(+4.4%) |
| SP | 15.3% |
(- 0.9%) |
| EVP | 5.5% |
(0.0) |
| Grüne | 7.5% |
(- 0.6%) |
| FPS | 7.6% |
(- 2.2%) |
| SD | 0 |
(- 2.3%) |
| übrige | 0.9% |
30. Juni 1996: Parlamentswahlen im Kanton Appenzell-Ausserrhoden
Majorzwahlen (keine Resultate nach Parteien)
22. September 1996: Grossratswahlen im Kanton Schaffhausen
| SP: | 28.2% |
(+2.7%) |
| FDP: | 21.3% |
(+1.1%) |
| SVP: | 26.2% |
(+5.1%) |
| CVP: | 5.6% |
(- 0.1%) |
| FPS | 5.8% |
(- 3.9%) |
| EVP | 2.0% |
(+0.1%) |
| Grünes Bündnis | 5.1% |
(+5.1%) |
| übrige | 5.9% |
Oktober 1996: Wahlen Kanton Basel-Stadt
| FDP | 12.4% |
(- 2.8%) |
| CVP | 9.6% |
(- 0.8%) |
| SP | 27.0% |
(+5.9%) |
| SVP | 0 |
(- 1.2%) |
| LDU | - |
(- 2.5%) |
| EVP | 5.8% |
(+0.5%) |
| Lib. | 10.7% |
(- 1.2%) |
| SD | 6.5% |
(+0.6%) |
| PDA | - |
(- 1.4%) |
| GPS | 10.0% |
(- 0.8%) |
| FPS | - |
(- 2.6%) |
| (DSP | 8.3%) |
November 1996: Wahlen Kanton Fribourg
| FDP | 20.5% |
(+1.5%) |
| CVP | 33.7% |
(- 1.7%) |
| SP | 23.2% |
(+3.0%) |
| SVP | 8.4% |
(- 0.5%) |
| Grüne | 1.3% |
(- 1.3%) |
| EVP | 0.4% |
(+0.4%) |
| übrige | 12.6% |
(- 1.3%) |
März 1997: Grossratswahlen Kanton Wallis
| CVP | 54.6 |
(- 1.1%) |
| FDP | 26.2 |
(+2.2%) |
| SPS | 16.2 |
(+2.0%) |
| LPS | 3.1 |
(- 1.8%) |
Kanton Solothurn März 97
| FDP | 33.8% |
(- 4.5%) |
| SPS | 27.5% |
(+5.0%) |
| CVP | 21.9% |
(- 5.9%) |
| SVP | 6.9% |
(+2.5%) |
| Grüne | 5.2% |
(+0.8%) |
| FPS | 4.2% |
(- 1.0%) |
| LDU | 0.0% |
(- 0.3%) |
| EVP | (- 0.1%) |
|
| SD | (- 0.2%) |
Kanton Aargau März 97
| SVP | 21.9% |
(+4.8%) |
| SPS | 21.7% |
(+1.8%) |
| FDP | 20.0% |
(+/-) |
| CVP | 17.3% |
(- 0.5%) |
| FPS | 4.5% |
(- 5.0%) |
| EVP | 4.3% |
(- 0.5%) |
| Grüne | 3.5% |
(- 0.9%) |
| SD | 3.2% |
(+0.6%) |
| LDU | 1.4% |
(- 1.5%) |
| EDU | 1.3% |
(+0.9%) |
Kanton Neuenburg Mai 97
| FDP: | 20.7% |
(- 4.4%) |
| Lib. | 27.5% |
(- 5.9%) |
| SPS: | 32.4% |
(+ 1.2%) |
| PDA: | 6.2% |
(+ 2.2%) |
| G: | 4.8% |
(- 0.6%) |
| Andere: | 8.3% |
Kanton Genf Okt 97
93 |
97 |
Diff. |
||
| Lib. | 24.7 |
21.4 |
-3.3 |
|
| FDP | 13.4 |
13.3 |
-0.1 |
|
| CVP | 12.5 |
11.0 |
-1.6 |
|
| SPS | 13.8 |
20.6 |
+6.8 |
|
| G | 7.9 |
9.3 |
+1.4 |
|
| AlG | 19.0 |
17.3 |
-1.7 |
|
| SD | 0.0 |
2.6 |
+2.6 |
|
| SVP | 2.3 |
4.5 |
+2.2 |
(rechte Liste inkl FPS etc.) |

Frauen und Männer stimmen nicht grundsätzlich anders, setzen
aber fallweise andere Akzente und wiesen bei Volksabstimmungen schon 15 Mal
andere Mehrheiten auf. Die Tendenz zur Differenzierung der Stimmabgabe ist bei
Volksbegehren wachsend.
Bei den Frauen ergibt sich vor allem seit Mitte der 80er Jahre ein Trend zu
ökologischer ausgerichteten Entscheidungen; auch werden traditionelle
Positionen in der Sicherheitspolitik, Ausländer- oder Wirtschaftspolitik etwas
weniger gestützt, als dies bei Männern der Fall ist.
Auf das Ergebnis der Parteien bei Wahlen bleibt die Wirkung solcher Strömungen
insbesondere bei den Regierungsparteien noch zurück. Wichtiger ist hier der
qualitative Wandel im Sinne der spezifischen Unterstützung von Frauen, der erst
im rot-grünen Lager mehrheitsfähig geworden ist.
Im Mittel der rund 150 untersuchten eidg. Volksabstimmungen im Zeitraum 1977-1997 ist der Ja-Anteil der Frauen und Männer gemäss VOX-Analysen um 5 Prozentpunkte unterschiedlich. Bis Mitte der 80er Jahre waren solche Differenzen selten und hatten meist eine geschlechtsspezifisches Betroffenheit als Ursache. Es galt das Fazit der insgesamt konservativer stimmenden Frauen.
Vor allem unter dem Eindruck der "Waldsterbe"-Debatte ergaben sich ab 1985 erstmals auch bei anderen Themen Unterschiede im Stimmverhalten. Frauen zeigten sich danach in Umwelt-, Verkehrs- und Energiefragen eigenständiger und votierten stets im Sinne vermehrter Oekologie oder des verstärkten Schutzes des Menschen. Sie haben den Wertewandel der 80er Jahre schneller und stärker vollzogen. Seit den 90er Jahren besteht ein leichter Trend, weitere Abstimmungsthemen anders zu beurteilen. Gewachsen ist auch die mittlere Differenz in der Stimmabgabe. Aktuell schwankt sie zwischen 6 und 7 Prozentpunkten.
Tabelle 1:| Jahr | Thema | Ja Total in % |
Ja Frauen in % |
Ja Männer in % |
Differenz in %pkten. |
1993 | Werbeverbot für Tabak | 26 | 36 | 18 | - 18 |
|---|---|---|---|---|---|
| 1995 | Antirassimus-Gesetz | 55 | 64 | 47 | - 17 |
| 1992 | Gewässerschutz-Initiative | 37 | 46 | 30 | - 16 |
| 1993 | Werbeverbot für Alkohol | 25 | 34 | 18 | - 16 |
| 1990 | Ausstieg Atomenergie | 47 | 55 | 40 | - 15 |
| 1994 | Getreidepreisreduktion | 65 | 73 | 58 | - 15 |
| 1978 | Herabsetzung AHV-Alter | 21 | 15 | 29 | +14 |
| 1981 | Gleiche Rechte für Mann und Frau | 60 | 67 | 53 | - 14 |
| 1987 | Rothenturm-Initiative | 58 | 66 | 52 | - 14 |
| 1992 | Weg vom Tierversuch | 44 | 52 | 38 | - 14 |
| 1985 | Ehe- und Erbrecht | 55 | 61 | 48 | - 13 |
| 1986 | Schwerverkehrsabgabe | 34 | 41 | 28 | - 13 |
| 1989 | Tempo 100/130 | 38 | 30 | 43 | +13 |
| 1990 | Moratorium | 55 | 62 | 49 | - 13 |
| 1997 | ALV-Revision | 49 | 39 | 62 | +13 |
Zu den neuen Themen mit unterschiedlichen Positionen von Frauen und Männern zählen vor allem ethische Forderungen wie die Werbeverbote in Suchtfragen, wo die Differenz mit 18 Prozent im Ja-Anteil 1993 so gross wie bisher noch nie war. Stärker als im Mittel macht sich auch eine geschlechtsspezifische Stimmabgabe bei Fragen der Sicherheits- und Ausländerpolitik sowie bei KonsumentInnenfragen bemerkbar.
In acht Fällen entschied sich eine Mehrheit der Frauen nicht nur anders als jene der Männer. Sie setzten sich mit ihrer Position auch durch. Noch im Sinne der Konservatismus-These konnten in den 70er Jahren die massgebliche Verwerfung der Fristenlösungs-Initiative und der Senkung des Stimmrechtsalters durch die Frauen interpretiert werden. 1985 behaupteten sich die Frauen erstmals in umgekehrter Richtung. Ohne ihre dezidierte Zustimmung zum neuen Ehe- und Erbrecht wäre die Vorlage am knappen Nein der Männer gescheitert. Das Gleiche wiederholte sich 1994 bei der "Alpen"-Initiative und dem Antirassimus-Gesetz.
Vor allem der Mangel an ökologischer Ausrichtung der Lex Friedrich überzeugte 1995 eine Mehrheit der Frauen nicht. 1997 waren es wiederum die Frauen, die sich dezidierter gegen die Kürzungen der Arbeitslosenversicherung wehrten und mit ihrer negativen Entscheidung den Entscheid der StimmbürgerInnen als Ganzes bestimmten. Trotz anderer Stimmabgabe durch eine Mehrheit der Frauen setzten sich umgekehrt 1982 beim revidierten Ausländer-Gesetz die Männer durch. Die Frauen trugen damals die Behördenentscheidungen für eine offenere Ausländerpolitik stärker mit, was für die Mehrheitsbildung in der Bevölkerung jedoch nicht ausreichte.
Tabelle 2:| Jahr | Thema | Ja Total Mehr- heit |
Ja in % |
Ja Frauen Mehr- heit |
Ja in % |
Ja Männer Mehr- heit |
Ja in % |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| a) Unterschiedliche Ja-Mehrheiten, Entscheid der Frauen massgeblich | |||||||
| 1978 | Fristenlösungsinitiative | Nein | 48 | Nein | 43 | Ja | 53 |
| 1979 | Stimm- und Wahlrechtsalter 18 | Nein | 49 | Nein | 47 | Ja | 51 |
| 1985 | Ehe- und Erbrecht | Ja | 55 | Ja | 61 | Nein | 48 |
| 1990 | Moratorium | Ja | 55 | Ja | 62 | Nein | 49 |
| 1993 | Alpen-Initiative | Ja | 52 | Ja | 56 | Nein | 49 |
| 1995 | Antirassimus-Gesetz | Ja | 55 | Ja | 64 | Nein | 47 |
| 1995 | Lex Friedrich | Nein | 46 | Nein | 40 | Ja | 52 |
| 1997 | ALV-Revision | Nein | 49 | Nein | 39 | Ja | 52 |
| b) Unterschiedliche Ja-Mehrheiten, Entscheid der Männer massgeblich | |||||||
| 1979 | Atom-Initiative | Nein | 49 | Ja | 52 | Nein | 46 |
| 1982 | Ausländer-Gesetz | Nein | 49 | Ja | 53 | Nein | 45 |
| 1984 | Energie-Initiative | Nein | 46 | Ja | 51 | Nein | 42 |
| 1989 | Kleinbauern-Initiative | Nein | 49 | Ja | 51 | Nein | 48 |
| 1990 | Ausstieg Atomenergie | Nein | 47 | Ja | 55 | Nein | 40 |
| 1992 | Weg vom Tierversuch | Nein | 44 | Ja | 52 | Nein | 38 |
| 1993 | 40 Waffenplätze | Nein | 48 | Ja | 52 | Nein | 44 |
Nur Dank einer Mehrheit der Männer ist die heutige Kernenergie-Politik der Behörden mehrheitsfähig geblieben. Könnten die Frauen alleine entscheiden, hätte es schon 1979 bei der damaligen Atom-Initiative (wenigstens beim Volksmehr) einen Kurswechsel gegeben. Unter der gleichen Bedingung wäre 5 Jahre später auch die "Energie"-Initiative angenommen und 1990 der gänzliche Ausstieg aus der Atom-Energie bestätigt worden. Wie anders Frauen gerade in dieser Thematik stimmen, zeigte sich daran, dass sie das heute gültige Moratorium in der Kernenergie-Politik bestimmten. Eine knappe Mehrheit der Männer war dagegen.
Die Frauen waren schliesslich in ihrer Mehrheit auch für die Kleinbauern- Initiative, das Verbot von Tierversuchen und die Limitierung der Waffenplätze in der Schweiz auf 40 Stück. In allen Fällen bestimmte jedoch die deutliche Verwerfung der Begehren durch die Männer das Ergebnis der StimmbürgerInnen.
Damit gaben die Frauen und Männer je sieben Mal den Ausschlag bei unterschiedlichem Volksmehr. Tendenziell fällt auf, dass sich in jüngster Zeit eher die Frauen durchsetzten und sie mit ihrer Position in vier Fällen einer Vorlage zum Durchbruch verhalfen. Obsiegten die Männer, resultierte bisher stets ein Nein.
Im Sinne dieser Tendenz fällt auch die Beurteilung zum Ausgang der Abstimmungen über den Kultur-Artikel und die erleichterte Einbürgerung junger AusländerInnen. In beiden Fällen war eine Mehrheit der Frauen dafür, während mehr Männer Nein als Ja sagten. Das Volksmehr fiel zweimal positiv aus. Die Annahme der beiden Vorlagen wurde 1994 einzig durch das Fehlen des Ständemehrs bewirkt.
Bei Wahlen bleibt die Differenzierung der Stimmabgabe von Frauen und Männern zurück. Dies änderte sich auch 1995 nicht fundamental. Von den sechs grössten Parteien in der Schweiz weisen nur die Grünen eine Frauen-Mehrheit unter ihren WählerInnen auf. 1995 waren von 100, die primär grün wählten, 55 weiblich. Umgekehrtes zeigt sich am besten bei den Parteien rechts aussen. So waren am vergangenen 22. Oktober 61 von Hundert der WählerInnen der Freiheitspartei Männer.
Tabelle 3:| Partei | Anteil Frauen unter Wähle- den in % |
Anteil für Frauen- förderung in % |
Differenz |
|---|---|---|---|
| Grüne | 55 | 59 | + 4 |
| SPS | 45 | 61 | +16 |
| CVP | 43 | 28 | - 15 |
| FDP | 42 | 20 | - 22 |
| SVP | 44 | 17 | - 27 |
| FPS | 39 | 4 | - 35 |
Interessanterweise unterscheiden sich die Wählerschaften der vier Regierungsparteien in der numerische Verteilung von Frauen und Männer als Wählende kaum. Bei der SPS machen die Frauen 45 Prozent, bei der FDP 42 von Hundert aus. Die Werte für die CVP und SVP liegen dazwischen.
Stärker differieren die Regierungsparteien in der Zusammensetzung der Fraktionen im Nationalrat. Dies hat seinen Grund ein einem mehr qualitativen Wandel des Verständnisses von Politik. Bei den Wählenden des rot-grünen Lagers ist es mittlerweile ein Mehrheitsmeinung geworden, Frauen einen gleichberechtigten Raum für politisches Engagement zu gewähren. Die Förderung von Frauen ist bei einer überwiegenden Mehrheit der Frauen, aber auch bei Männern eine akzeptierte Position geworden. Bei den Zentrumsparteien FDP und CVP blieb dieser Prozess noch zurück; erst etwa ein Viertel der WählerInnen ist für diese Thematik sensibilisiert. Geringer noch sind die entsprechenden Anteile bei den Parteien rechts aussen; es besteht sogar der Eindruck, dass diese in wachsender Zahl Frauen anziehen, welche beim traditionellen Rollenverständnis bleiben wollen, durch die allgemeinen Veränderungen aber verunsichert sind.
Claude Longchamp, Petra Huth, PolitikwissenschafterInnen
update, Ende Februar 1998